logo de silva

SILVA Arbres, Forêts et Sociétés

contactez nous

Accueil  

Silva

Présentation
La Feuille de Silva
Réalisations

Riat

Présentation
Le Flamboyant
Les projets
Actualités
Forum
Contacts
Rejoignez nous
Votre bibliothèque
Liens


Conférences

Dans le cadre  l'exposition : "La Forêt qui nourrit" l'association SILVA organise une série de conférences :
  • Mercredi 16 décembre 2009  Agropolis Museum  (15 h) 

 Moringa oleifera : un atout possible contre la malnutrition en Afrique de l’ouest ?

« Arbre du paradis », « Arbre miracle », les qualificatifs ne manquent pas pour ce petit arbre originaire de l’Inde et que l’on rencontre couramment dans les jardins de case ou en haies-vives dans les villages des savanes africaines. Fréquemment utilisé par les populations rurales et urbaines pour ses propriétés médicinales, nutritionnelles, fourragères, floculantes, voire oléifères, c’est l’exemple même de l’arbre à multi-usages qui a connu une forte expansion dans toute la zone intertropicale et qui suscite de nombreux espoirs.
Mais cet arbre, dont les qualités nutritionnelles sont scientifiquement prouvées, est surtout traditionnellement utilisé, en Afrique et plus particulièrement en Afrique de l’ouest, pour son intérêt culinaire. Ainsi au Niger les feuilles fraîches sont fréquentes sur  les étals des marchés de Niamey et d’autres villes, et celles-ci sont consommées quasi quotidiennement par certaines catégories de la population.

.feuilles de moringa
© Moringanews

  Récemment la perspective de son utilisation dans le cadre de la lutte contre la malnutrition et plus généralement comme complément alimentaire à destination d’une clientèle urbaine, de plus en plus demandeuse, a suscité un regain d’intérêt pour sa culture dans la sous région. Produit naturel à fort potentiel économique, il pourrait représenter pour les pays de la sous région une perspective intéressante de développement rural. Mais sa production reste soumise à certaines contraintes agroécologiques qui limite les zones de cultures. Les conditions familiales (jardins de case, jardins maraîchers) sont particulièrement appropriées au développement de sa culture. 

Avec l’appui souhaité des Collectivités territoriales, de nombreuses associations locales de solidarité internationales pourraient accompagner dans la durée la diffusion de cet « arbre légume » et de son usage pour contribuer à la lutte contre la malnutrition rurale et urbaine.  

René BILLAZ Président d’Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières

Mélanie BROIN  Représentante de l’association Moringanews

Stéphane PERSON Chargé de mission de l'association SILVA

 en savoir plus sur le site d'Agropolis Museum
  • mercredi 30 septembre 2009 Agropolis Museum

Quand les agriculteurs recréent la forêt : le cas des Nkunku du Bas-Congo.

par Régis Peltier (Chercheur en Agroforesterie au Cirad, département Environnement et Sociétés, UR Ressources Forestières et Politiques, membre de l’association SILVA)

Résumé :

Dans différentes parties du monde, les agriculteurs créent ce que l’on appelle des agroforêts. Ces espaces qui ont l’apparence de forêts naturelles primaires ou secondaires sont très différents des systèmes de culture ou agroforestiers classiques qui au mieux associent quelques espèces entre elles : ils regroupent un grand nombre de composants (arbres, plantules, arbustes, lianes, herbacées) et d’espèces, « mimant » d’une certaine manière les écosystèmes forestiers naturels. Leur mise en place est souvent très ancienne et repose sur l’utilisation de pratiques et savoirs traditionnels.

Le sud-ouest de la République Démocratique du Congo fut jadis couvert par des savanes arbustives entrecoupées par des îlots de forêt dense. De nos jours, en raison des interventions d’origine anthropique, on constate que des savanes herbeuses remplacent peu à peu les savanes arbustives, pendant que des jachères très dégradées remplacent les forêts. A la différence des forêts naturelles, les Nkunku sont un type de forêt artificiel, résultat de l’intervention séculaire des populations habitant les Districts des Cataractes et de la Lukaya.

Dès l’origine, les ancêtres Bakongo ont constitué des Nkunku dans les buts principaux de constituer des gîtes pour le gibier et de protéger les villages contre les ennemis éventuels. A cela se sont ajoutés la reconstitution de la fertilité des sols, la production de bois de construction, l’élevage des chenilles et la cueillette de produits forestiers non ligneux. Néanmoins, depuis une dizaine d’années, en raison de la dégradation de la situation économico-sociale, moins dépendante de la structure clanique, de nombreux Nkunku sont saccagés par des équipes de bûcherons urbains.

Et pourtant, la pratique du Nkunku, profondément ancrée dans le subconscient des Bakongo pourrait devenir un auxiliaire efficace de la politique de restauration des forêts dégradées de cette région, contribuant à la sauvegarde de la diversité biologique et de son utilisation durable. Le projet européen Makala souhaite y contribuer en revalorisant ces pratiques traditionnelles de restauration et en appuyant les initiatives paysannes actuelles.


  • mercredi 24 juin 2009 Agropolis Muséum

Quand le changement s’invite à déjeuner… Incidence des modifications du mode de vie des peuples forestiers sur leur régime alimentaire et leur santé.

par Edmond Dounias (Ethnoécologue à l’IRD)

Résumé :

Bien-être sanitaire et sécurité alimentaire sont indissociables du cadre de vie des populations du Sud. Ils constituent à l'évidence un préalable indispensable au développement, et figurent naturellement en tête des revendications des peuples les plus démunis, au premier rang desquels figurent les derniers groupes de chasseurs-cueilleurs forestiers. Ces sociétés continuent pourtant de payer les conséquences d’une vision romantique tenace en Occident : sagesse écologique, harmonie et relations avec un environnement prodiguant gîte, nourriture et soins. La réalité est rarement aussi idyllique. D'abord, ces sociétés vivent dans des zones de haute diversité biologique qui, malheureusement, concerne également les pathogènes et leurs vecteurs. Ensuite, l'état de dégradation des forêts et la pression exercée par les institutions politiques et les opérateurs économiques ont conduit nombre de ces populations au bord de la route et aux portes d’une modernité aguichante qui n’ouvrent souvent que sur la marginalisation et la pauvreté.

La plupart des dernières sociétés de chasseurs-cueilleurs vivent aujourd’hui dans des conditions transitoires de sédentarisation. Les ressources dispensées par le milieu naturel constituent encore une part importante de leur économie, mais les savoirs relatifs aux produits de la forêt s'érodent et l’alimentation de base est dorénavant assurée par des plantes amylacées vivrières. L’argent et les biens matériels coûteux mais fragiles, font leur apparition dans les habitations délabrées bien avant les livres scolaires, les traitements anti-paludéens ou la carte d’identité. 

En nous appuyant sur notre expérience chez diverses sociétés pygmées du Cameroun ainsi que chez les Punan de Bornéo et les Kubu de Sumatra, nous présenterons comment ces multiples changements — écologiques, sociaux, économiques, politiques — se répercutent sur le régime alimentaire et la santé de ces sociétés en transition.

  • samedi 23 mai 2009 Espace Nogaret
La forêt qui nourrit, la forêt qui soigne : l'exemple de la forêt centrafricaine


par Jean Michel Yangakola (Enseignant chercheur à l'université de Bangui et Coordinateur national du Riat Centrafrique)

Résumé :


Les forêts du bassin du Congo représentent actuellement le second massif tropical après le bassin amazonien. Si la surface forestière de Centrafrique ne représente que 8 % de la surface nationale, la forêt tient malgré tout une place importante dans la société centrafricaine, tant au niveau de l’économie nationale que plus localement dans la vie quotidienne des populations centrafricaines riveraines ou non de la forêt ; c’est particulièrement le cas pour les espèces à usage alimentaire ou médicinal. Au delà de la présentation de diversité de ces espèces, on insistera sur l’importance, soit de par leur place dans l’alimentation ou la santé, ou encore du potentiel économique qu’elles représentent, de quelques espèces emblématiques, telle que le koko, le gbin, ou le  makongo (chenille),..  L’accent sera mis sur les perspectives de gestion de cette ressource et des intérêts et limites de sa valorisation.

organisée en collaboration avec l'association Impression d'Afrique

© SILVA, Arbres Forêts et Sociétés, 2009
c/o CIRAD TA 212/15 - 73, av. Jean François Breton - 34398 Montpellier Cedex 5, France
Tél./Fax : 04 67 61 44 80 - silva2@wanadoo.fr